MANELEC
CENTER
LA DOMOTIQUE AU SERVICE DE L’HABITAT
HOME-CINEMA

Les deux canapés en cuir semblent inviter l’arrivant à s’asseoir et à profiter du spectacle qui ne saurait tarder.
Le second rang est surélevé par une estrade recouverte de la même moquette que le sol. Réparties sur les côtés et juste derrière les canapés, les quatre enceintes surround S-NT sont fixées aux murs.
Derrière les spectateurs, le projecteur, un SIM2 HT 300 Plus de couleur “ gun metal “ affleure sous le plafond, sa platine de fixation étant dissimulée au-dessus des dalles.

Devant les spectateurs, sur leur droite, les deux gros caissons de basses trônent le long du mur.
Le premier est un Boston Acoustics SW2000 - certifié THX, le second est l’imposant Sub D7 de Jamo, certifié THX Ultra II. Tous deux sont branchés directement sur une prise RCA au mur. Les enceintes avant, pour leur part, sont branchées sur des socles muraux et bi-câblées.
Toutes les prises murales sont du même modèle : secteur, RCA ou sur la même base Legrand :
pas de patchwork de prises de différents types.
Le mur avant, supportant l’écran, est recouvert de velours bleu nuit, tout comme la porte d’entrée à gauche de l’écran.
Lequel écran (américain de marque Draper) présente également un cadre recouvert de velours.
La commande d’éclairage est noire, la poignée de porte également : à part l’écran, tout le devant du mur avant est uniformément sombre.
Pour une salle dédiée, la plupart des contraintes propres à l’intégration dans une pièce à vivre sont absentes :
le placement des spectateurs peut être déterminé au centimètre, un traitement acoustique peut être posé sans nuire à la décoration (ce qui peut tout à fait être réalisé dans une pièce à vivre également, mais c’est chose moins aisée), etc.
Nous étudions donc l’acoustique des salles en question de façon poussée avant de lancer les travaux
La première chose à ne pas rater dans une salle de home-cinéma, c’est l’image. Nous avons donc vérifié en fonction des dimensions de la salle et de l’écran et des contraintes de positionnement du projecteur que nous pourrions le suspendre à une position où il ne gênerait pas le passage (le plafond étant assez bas), où il serait assez éloigné des spectateurs pour ne pas leur souffler dans les oreilles, et surtout qui n’imposerait pas de correction numérique de trapèze, afin de préserver absolument la qualité d’image. Le SIM2 présente l’avantage d’être une focale longue avec un lens shift. Nous l’avons donc placé au plus loin possible en fonction du lens shift, et de façon à ne pas avoir à le rabaisser par rapport au plafond. Ainsi, il serait au-dessus du futur bar.
L’étape suivante est l’étude de la décoration. Monsieur M. souhaitait une décoration typée cinéma, dans les tons rouges. Nous avons donc pris la modélisation de la salle, implanté les éléments à des emplacements plausibles, mis en place l’écran, et proposé une décoration. Ces images sont venues compléter la proposition technique chiffrée. La décoration doit permettre l’intégration d’un traitement acoustique. Dans le cas présent, le problème de la salle était principalement son plafond trop bas. Et la solution a été… de le rabaisser encore ( !) en suspendant un plafond en dalles de laine de roche. Ainsi, les réflexions primaires sur le plafond seraient évitées. Ce plafond serait noir sur la partie surplombant l’écran -comme le mur supportant l’écran- afin de préserver absolument le contraste de l’image, et blanc sur le reste de la salle afin de conserver une lumière suffisante.